Bilan saison 2004-05 photos.pdf

Gérard VerguetBilan organisation et structure :

Année de transition :

Cette saison fut une année de transition. Avec un nouveau président, de nouveaux membres au comité et pour le secteur fond : un changement d’entraîneur.

Après 16 ans, aux ordres de 5 chefs du fond différents, Gérard Verguet aura marqué et formé de nombreux athlètes de notre association. Tous ont pu lui rendre

Gérard Verguet

un émouvant hommage lors d’une soirée à Lamoura en octobre. Durant sa carrière, Gérard a contribué à la conquête des 62 médailles conquise à l’échelon national, y compris les 9 de la saison dernière, pour un total de 24 d’or, 17 d’argent et 21 de bronze.

Nouvel entraîneur :

Afin de palier au retrait de Gérard, nous avons engagé à plein temps, Yves Lanquetin, qui est au bénéfice d’un brevet d’état de second degré, option ski de fond, ainsi que de nombreuses formations complémentaires, notamment une licence STAPS option entraînement sportif et management. Yves a pris rapidement sa tâche très au sérieux malgré un léger retard dû au délai pour la rupture de son contrat en France.

Yves Lanquetin

Sur le terrain, il a tout de suite eu de très bon contact avec les athlètes et a bien su gérer les séances d’entraînement qui avaient été planifiées.

Au final, cela se traduit par de très belles satisfactions avec les OJ, 3 médailles aux championnats suisses ainsi que 2 qualifications pour la finale OPA des jeunes à Oberwisenthal (D). Et un bilan plutôt bon chez les plus grands, puisqu’il y a eu également 3 médailles ainsi qu’une bonne participation et un véritable esprit d’équipe lors des championnats suisses au Diablerets.

Camps et préparation.

Collaboration avec les clubs :

Un des objectifs était de développer une meilleure collaboration avec les clubs en organisant conjointement quelques camps et en ouvrant ceux-ci aux athlètes des clubs organisateurs. C’est ainsi que nous avons réalisé les camps de Romont, Versoix, la Vallée de Joux et Aigle. Si les échanges et la participation des athlètes de club, se sont avéré un peu décevants, en revanche les contacts et la collaboration avec les entraîneurs de club a été très positive.

Cette formule est à reconduire, tout en impliquant plus fortement les clubs du canton de Fribourg.

Camps groupés :

Afin de réduire les coûts, nous avions planifié des camps groupés OJ, Cadre S, A, et B. Cette option a demandé un effort quasi insurmontable afin de gérer les différences de niveau avec seulement 2 entraîneurs. Cela a certainement prétérité la qualité des entraînements et le suivi pour les OJ, sauf peut-être pour les 2 meilleurs.

Contenu des camps :

Au niveau du contenu, les camps de début de saison permettent d’intégrer des activités variées et fun tout en travaillant la force et l’endurance de base afin de préparer le terrain pour les entraînements plus chargés que nous réalisons durant l’automne, sûr et aux alentour du glacier des Diablerets.

Durant l’hiver, des camps de préparations pour les championnats suisses ont été effectués, mais cela était insuffisant pour un suivi optimum des athlètes.

Lucy Pichard

 

Participation et motivation.

Absentéisme :

Cette saison aura été marquée par un taux d’absentéisme trop élevé dans les camps d’entraînement. Le cadre OJ déjà très petit (7 athlètes sélectionnés) a notamment enregistrer la défection d’un athlète, alors que Dimitri Lüthi partait pour une année aux Etat-Unis. Au niveau du cadre A : Damien Hediger, au service militaire, n’a pu participer que très sporadiquement tout comme Julien Vial et Benoit Dessibourg (Ecole d’ingénieur de Fribourg), ainsi que Damian Cottier qui fait un apprentissage de mécanicien dentiste. Au niveau du cadre B, le constat et très inquiétant puisque la participation moyenne s’élève tout juste à 20%. 

Explications :

Même si les entraînements peuvent être varié durant la saison d’été, le ski de fond reste un sport très ingrat. Comme tous les sports d’endurance, un volume d’heure important doit être réalisé régulièrement tout au long de l’année. Tout particulièrement en automne, lorsque les journées sont courtes et que les conditions météo ne sont pas favorables.

Vincent Caccamo, Marlyse Breu

Pour un OJ, cela représente moins d’une heure par jour (global env. 260h/années). Par contre cela représente déjà plus d’une heure et demi pour un « jeunesse » (env. 400h/années), et près de 2h pour un junior (env. 500h/année) et cela peut aller jusqu’à plus de 3h par jours (700h ou 800h/année) pour un senior.

Même si les résultats d’un OJ sont prometteurs, ce qui est le cas pour nos jeunes depuis plusieurs années, cela n’est que le point de départ d’une carrière qui sera longue et parsemée d’embûches.

Importance de l’entraînement :

Le passage en jeunesse est déjà particulièrement délicat :

Beaucoup commence un apprentissage, les horaires changes et les périodes de vacances sont limitées. Certains patrons, comme pour Laurence Rochat, Lena Pichard, Marlyse Breu, sont très compréhensif et crée un environnement favorable qui permet à l’athlète de continuer à progresser (J’en profite pour les remercier chaleureusement). D’autre n’ont pas cette chance et souvent la volonté pour partir à l’entraînement en fin de journée, lorsque les conditions sont difficiles

Rebecca Aubert

commence à manquer. Un retard dans l’entraînement commence à s’accumuler et le plaisir fait place à la souffrance. Seule la neige, avec les premiers entraînements à ski servent généralement à remotiver dans ces conditions.

Causes du manque de motivation :

D’autres facteurs extérieurs, hors de notre domaine de maîtrise, comme :

  • Le début de l’indépendance financière vis-à-vis des parents,
  • Le (la) petit(e) ami(e).
  • La pression de la société (parent, amis,…) qui exigent que la priorité soit donnée à l’apprentissage ou aux études plutôt qu’au ski, contribuent à démotiver les athlètes.

 

Ou même dans notre domaine de maîtrise, comme :

  • Des prix d’une valeur dérisoire pour un championnat Suisse, alors que des montants bien plus importants sont distribués dans une course populaire qui se déroule à quelques kilomètres de là.
  • Les critères de sélections de swiss Olypique qui ne souhaite emmener que les personnes capables de terminer dans les dix premiers des championnats du monde et jeux olympique.
  • Ou simplement le coût d’une saison de ski (notamment avec la cotisation qui revient chaque année).

Evolution :

Ces points constituent d’énormes freins au niveau du développement du ski de fond d’élite en suisse. D’autant que certains athlètes qui sont peut-être restés "un peu en dedans" durant cette période difficile, 16-20 ans,

(d) Julien Vial, Colin Vuilloud, Joel Junod, Vincent Cester, (a) Benoit Dessibourg, Yves Lanquetin

parviennent, après avoir retrouvé plus de sérénité au niveau professionnel, à faire d’excellents résultats. Daniel Hediger étant leur porte drapeau, mais il y a également Gilles Berney ou plus près de nous Andréas Buchs. D’autres n’atteignent plus le sommet, mais ils s’investissent ensuite dans les clubs et contribuent au développement et à la promotion du ski de fond auprès des jeunes (Julie Pasquier, Perrine Pilet, Paolo Locci, Bertrand Wursch,…) et préparent la relève de demain.

Conclusion :

Notre sport et confronté a un double problème :

  • Assurer la formation et l’encadrement d’une élite très élitiste, mais également très restreinte, puisque les conditions cadres de notre société ne permettent pas un développement important dans ce domaine.
  • Développer le ski de fond populaire de masse qui est un outil de santé publique utile afin de maintenir un niveau d’activité suffisant dans la population durant l’hiver. Pour cela nous avons besoin de la participation de toutes les personnes compétentes.

Les solutions passent obligatoirement par une remise en question des objectifs actuels, notamment au niveau du cadre B, qui deviendra groupe E comme espoir ; évolution ; entraîneur.

 

Calendrier et compétitions.

Coordination difficile :

Une planification optimale des compétitions que nous organisons en suisse romande est nécessaire pour permettre aux athlètes d’aborder les courses importantes (courses FIS, championnats Suisses,…) dans les meilleures conditions possible, avec un volume de compétitions suffisant. Malheureusement, cette planification manque de

Andréas Buchs, Dominik Volken

coordination car il est difficile de rassembler les clubs Fribourgeois, Vaudois ou Genevois autour d’une même table lors d’une séance calendrier unique. En outre, il devient de plus en plus difficile de trouver des organisateurs pour des compétitions de second niveau. Car les moyens manquent et les athlètes ne répondent pas toujours présent.

Coupe romande de sprint :

Il me paraissait important de créer des compétitions dynamiques, intéressante pour le public, utile pour l’athlète qui puisse effectuer « une intensité », et pas trop lourd pour l’organisateur, au travers d’une coupe romande de sprint.

Malheureusement, même si le concept fonctionne, nous l’avons déjà testé lors de la finale de cette année à St.-Cergue, il ne m’a pas été possible de finaliser complètement cette organisation avant le début de la saison, trop occupé par la coordination et la mise en place du Coop Nordic Tour.

Coop Nordic Tour :

Calqué sur le principe de l’Allianz Trophy, épreuve pour les jeunes de moins de 16 ans au niveau nationnal. Le Coop Nordic Tour avait pour but de relancer le ski de fond auprès des jeunes dans toute la Suisse romande.

Pour cela, 2 courses étaient prévues dans chaque association. Des prix souvenirs, pour chaque participant, un classement final avec de beaux prix pour les 10 premiers des catégories U12, U14 et U16 ainsi qu’une prime pour les 10 clubs les mieux représentés. Il manquait juste un classement général pour les U10, qui ont été plus nombreux que prévu et qui se sont déplacés sur plusieurs compétitions. Ce que nous n’avions pas prévu.

Ceci dit, les parcours étaient attractifs. Ils incluaient à chaque fois une partie de ski cross. Durant les épreuves, j’ai pris de nombreuses photos et fais quelques vidéos, qui ont immédiatement été mises en ligne, en même temps que les résultats, sur le site Internet : www.ski-

Divernois Malorie

romand.com/coop_nordic_tour spécialement créer pour l’occasion (plus de 2'000 visites en deux mois, sans autre forme de publicité).

Avec plus de 300 participants ces compétitions furent un succès. Je tiens à remercier notre sponsor, les organisateurs et les clubs qui ont magnifiquement répondu présent pour cette première édition.

Les compétitions organisées en Suisse romande :

Pour terminer, j’aimerais féliciter et remercier les clubs romands qui ont pris en charge des organisations :

Sur plan national.

Que ce soit, le ski-club des Diablerets, 

Pour l’organisation des championnats Suisses. L’équipe à fait un travail remarquable, offrant aux compétiteurs des parcours splendides et magnifiquement préparés. En outre, pour le spectacle, ils ont eu l’excellente idée de faire coïncider les épreuves de fond avec la finale du Coop Nordic Tour, ainsi qu’une manche de la tournée Franco-Suisse de saut en nocturne. Bravo.

Ou le groupement des ski-clubs de Bex, Chateaux d’Oex et des Mosses, 

Pour l’organisation de la dernière finale de l’Allianz Trophy. Le samedi, des parcours d’initiation et des ateliers ludiques (sprints, biathlon, ski-cross, ski-orientation, place de jeux,…) avait été préparé pour la plus grand joie des 500 enfants, venu de toute la suisse et malheureusement trop peu de suisse romande. Plusieurs clubs ne s’étant déplacés que pour les compétitions du dimanche. C’est dommage !

Le message au sujet de cette grande fête du ski de fond pour les jeunes, pas nécessairement dans un esprit de compétition, mais plutôt dans un esprit d’initiation et de découverte, n’avait pas encore bien passé. Malheureusement, il se peut que cette organisation tombe à l’eau puisque swiss-ski n’est pas encore parvenue à retrouver un sponsor pour ce concept.

Sur le plan régional :

À la vallée de Joux, avec l’organisation du Trophée Vallée de Joux.

À Fribourg avec la Coupe Fribourgeoise,

Le travail de ces comités d’organisations est précieux et indispensable, pour la jeunesse, car ils contribuent, au même titre que les clubs formateurs, à préparer la relève de demain.

Ou au niveau populaire :

Avec la Mara (SC Chasseron) et le Trophée du Marchairuz (SC Gimel) qui sont des courses magnifiques, mais qui peine à s’imposer face à la concurrence d’autres épreuves du même type, comme la Gommerlauf ou le Marathon de l’engadine, programmée aux mêmes dates.

Athlètes et résultats.

Chez les OJ, le plus beau résultat de l’hiver, même s’il ne se traduit pas encore par une médaille, est le relais des Championnats Suisse. Cela démontre la combativité, l’envie et les possibilités de tous, chez les filles comme chez les garçons. Nous avons des jeunes prometteurs, puissent-ils avec notre aide, se donner les moyens et s’entraîner consciencieusement durant les années futures.

Furger Roman, Jaun Pascal, Jovian Hediger

OJ Filles :

·        PICHARD Lucy :

Sélectionnée à l’OPA d’Oberwiesenthal en Allemagne, 3ème  par équipe avec ses collègues romandes, Audrey et Candice,

2ème classement finale de l’Allianz avec une victoire aux Mosses.

3ème  des championnats Suisse,

1ère au COOP Nordic tour.

·        JATON Véronique, et RAUBER Anaïs:

Elles ont réalisé des résultats très prometteurs aux championnats Suisse et sur les Allianz comme aux Mosses.

Au niveau du classement sur le COOP Nordic Tour, Véronique 3ème, Anaïs 6ème.

 

OJ Garçon :

HEDIGER Jovian :

Sélectionnée à l’OPA à Oberwiesenthal,

5ème classement finale de l’Allianz avec une 3ème aux Mosses,

3ème des championnats Suisse,

1er au COOP nordic tour.

CESTER Vincent :

1er championnats Suisse (U14),

1er à certaines allianz comme aux Mosses

1er au COOP nordic tour

Natascia Lonardi, Laurence Rochat, Badilati Ursina

KAESER Erwan (hors cadre car trop jeune lors des sélections l’année dernière):

         4ème des championnats Suisse (U14, 1er  U13),

         1er allianz les Mosses, Marbach (U13),

3ème COOP Nordic tour (U14).

LÜTHI Dimitri :

Une année aux USA.

 

Femme :

ROCHAT Laurence :

5x dans les 30 en Coupe du Monde KO sprint,

1x en double poursuite,

Championnat du Monde Obersdorf :   10 km : 28,

                                                                  30 km : 13,

4ème  coupe du monde team sprint à Bern,

3x championne de Suisse : sprint, double poursuite, 30 km.

Lena Pichard

PICHARD Lena (junior) :

         5x en Coupe d’Europe,

         2x dans les 10 en junior,

         Championnat de Suisse de sprint : 3ème,

         2x 1ère en Swisscom cup,

Mais déception suite à sa non-sélection pour les Championnats du monde Junior.

BREU Marlyse (jeunesse) :

1x en Coupe d’Europe Davos,

Très belles performances en Swisscom cup, 2x 4ème à Goms, 5ème à Campra, …

 

AUBERT Rébecca :

Bonnes performances en Swisscom cup (7ème à Feutersoey),

Peut encore progresser en sprint : 2x7 en sprint (skate et classique)

4ème à la minitrans sur France, course d’un très gros niveau.

DONZALLAZ Nicole :

Vis championne Suisse romande.

S’est bien défendue durant l’hiver, 10ème à Feutersoey.

       

 

Homme :

VON ALLMEN Peter :

        3x dans les 30 en Coupe du Monde KO sprint,

         14ème à Reit im Winkl en Allemagne (6ème  temps des qualifications),

         n’était pas aux Championnats Suisse de sprint, WC en Scandinavie.

Peter Von Allmen

 

BUCHS Andreas :

         1x en Coupe du Monde Bern (65ème),

A participé à une course FIS à Beitostolen dans le cadre d’un camp avec les gardes frontières,

1x en Coupe d’Europe Davos,

         De belles performances en swisscom cup,

(5ème suisse à la coupe des alpes de Pontrésina, support Swisscom cup)

         15ème à la Transjurassienne.

 

CACCAMO Vincent (jeunesse):

        1x en Coupe d’Europe Davos,

         de belles performances en KO sprint,

une très belle course individuelle aux Championnats Romands (1er en individuel),

         Très prometteuse place au marathon de l’Engadine.

VUILLOUD Colin (jeunesse):

        1x en Coupe d’Europe Davos,

Damien Hediger, Jean-Philippe Scaiola

Est capable de belles performances : Swisscom à Goms, Gibswill, Les Diablerets.

HEDIGER Damien :

Malgré son école de recrue, bonnes performances en Swisscom Cup à Feutersoey et aux 50 km des championnats Suisse.

 

SCHWAB Dominique :

Malgré ses études, il s’en est pas mal sorti en swisscom cup et au Marathon de l’Engadine.

DESSIBOURG Benoît :

Malgré les études, il laisse apparaître de belles qualités pour les courses en classiques comme celles des championnats Suisse.

VIAL Julien :

Même cas que son collègue Benoît, les études ne lui permettent pas toujours de faire ce qu’il est capable de faire.

COTTIER Damian, RAUBER Gaëtan, REY Steve (junior) :

L’apprentissage ou le travail leur prend pas mal de temps, cependant il peuvent encore progresser techniquement et en investissement dans cette activité.

AMY Jonathan :

S’est lancé dans le biathlon, il découvre ce milieu et est très motivé, a participé à la dernière Swisscom Cup de Langis cette saison.

JUNOD Joël :

Nicole Donzallaz

Motivé, s’il prend encore confiance en lui, peut encore faire d’énorme progrès, il est capable de grande chose comme au relais des championnats Suisse avec Bex.

GRANDJEAN Frédéric :

Motivé également, il s’investit énormément, il peut encore progresser s’il change un peu ses manières de s’entraîner.

 

 

Conclusion.

 

Après 2 saisons passées à la tête du secteur fond de Ski-Romand, je constate que :

Le bilan sportif est très bon, nous avons bien réussi l’intégration d’Yves Lanquetin, Les clubs se remettent à former des jeunes OJ et nous avons des organisateurs très compétents. La situation semble idyllique, mais ce n’est qu’une illusion car :

  • Il y a un manque de motivation des personnes sélectionnées dans les cadres.
  • Il devient de plus en plus difficile de trouver des organisateurs et de coordonner le calendrier.
  • Swiss-ski à des problèmes, peu de solutions et choisi encore de réduire son budget pour le fond.
  • L’avenir de l’Allianz trophy est incertain.
  • Il y a eu une trop faible participation aux championnats suisses.
  • Swiss-olympique nous annonce des critères de sélections aberrants !
  • Les personnes compétentes, capables de prendre des responsabilités et de s’investir pour une association comme la nôtre sont difficiles à trouver.
  • Et pour ma part, j’ai de plus en plus de peine à passer des jours et des nuits pour l’ARS car ma charge sur le plan professionnelle devient de plus en plus forte.

 

Vaut-il encore la peine de se battre dans ces conditions ?

 

La réponse est oui, car le ski de fond est un sport extraordinaire qui multiplie l’énergie de ceux qui le pratique et permet à chacun se construire pleinement :

C’est le sport le plus complet et le plus varié. C’est un sport qui demande des qualités et des compétences exceptionnelles comme :

Equilibre, coordination, vitesste, endurance, adaptation (au terrain, aux conditions météo,…), volonté, intelligence (tactique…), connaissances (technique, fartage, répartitions des forces,…), organisation,… et j’en passe.

Il existe pour chacun une marge de progression énorme. Le ski de fond demande du temps, de la persévérance et de la motivation mais celui qui choisit cette voie apprend à se connaître et cela aide à se construire. De plus les acquis le sont pour la vie. Ça vaut vraiment la peine d’offrir une structure et un soutien sur le long terme pour nos jeunes.

Bien que le ski de fond soit un sport individuel, nous cherchons à valoriser le potentiel de chaque athlète, il est primordial d’avoir une équipe avec son esprit, pour faire des résultats. Et sur ce plan, les fondeurs romands « au sens large » sont en pôle position. Car nous avons cet esprit d’équipe bien au-delà de notre association. C’est la force de nos trois associations GJ, ARS et AVCS, car nous partageons des valeurs identiques, nous sommes d’anciens compétiteurs et aussi de véritables amis.

Ce sont ces valeurs, cet esprit de compétition, cette amitié entre les fondeurs qui permettent de garder le cap malgré la tempête. Ainsi la motivation reste intacte pour affronter les défis qui nous attendent et que nous nous réjouissons de partager grâce et avec ski-Romand. Merci beaucoup et à la saison prochaine…

                                                                       Marc Baumgartner

 


 

                                                                          Chef du fond


Lucy Pichard